Quels traitements pour aider à restaurer la sexualité

Quels traitements pour aider à restaurer la sexualité

Le traitement masculin de référence 

En cas de trouble érectile, le traitement le plus courant consiste en un inhibiteur de phosphodiestérase de type 5 (ou iPDE5), catégorie qui regroupe trois médicaments connus : le sildénafi l (Viagra®), le tadalafi l (Cialis®) et le vardénafi l (Levitra®). Ces médicaments se prennent ponctuellement pour déclencher l’érection et agissent en augmentant l’afflux sanguin dans le pénis. Ce sont des facilitateurs de l’érection, qui nécessitent une stimulation pénienne. Par contre, ils n’agissent pas sur le désir sexuel. Ils sont bien tolérés chez le cardiaque et peuvent être prescrits dès 6 semaines après un infarctus, avec peu d’effets secondaires. Leur mode de fonctionnement est identique, mais leur dosage et leur durée d’efficacité varie. Ils améliorent l’observance aux traitements cardio-vasculaires.

Quelles contre-indications ? 

En cas de traitement par dérivés nitrés ou apparentés (utilisés notamment en phase aiguë d’infarctus mais aussi en traitement de fond chez certains patients) il existe un risque majeur de chute tensionnelle sévère liée à l’association des traitements. Les iPDE5 sont donc interdits avec ces familles de médicaments cardio-vasculaires. Ils sont, de plus, autorisés seulement chez les patients dont l’état cardio-vasculaire est stable sous traitement. Quel effet sur le cœur ? La plupart des iPDE5 n’ont aucun effet nocif sur le système cardio-vasculaire ! Au contraire, ils semblent même bénéfiques sur le plan hémodynamique, et sont parfois prescrits dans certaines maladies du cœur. Seul le vardenafi l (Levitra®) est contre-indiqué dans certains troubles du rythme cardiaque. Il faut donc bien vérifier avec son cardiologue que la famille d’iPDE5 prescrite est bien adaptée à son cas particulier.

Les injections intra-caverneuses pour l’homme 

Ce traitement local consiste à injecter localement dans les corps caverneux du pénis (après une vraie éducation du patient) des prostaglandines qui vont induire l’érection. Il est efficace et peut être proposé aux patients sous anti-agrégants et/ou anticoagulants oraux. Il est efficace (dans 79 à 80% des cas) mais contraignant, d’où un nombre important d’abandons. 

Le traitement de la femme ménopausée à risque cardio-vasculaire

On peut proposer des oestrogènes par voie locale (capsules ou gélules vaginales) : Trophigil® (à base d’estriol et de progesterone), Colpotrophine® (promestriene). Ces médicaments luttent contre la sécheresse et l’atrophie vaginales sources de douleurs. Ils font partie des traitements hormonaux de substitution de la ménopause et ne sont pas contre-indiqués chez la femme cardiaque ou vasculaire, ils sont par contre déconseillés en cas d’antécédent de cancer gynécologique. On trouve également des lubrifiants et hydratants intimes, sans hormones, qui apportent un réel confort quotidien et pour les relations sexuelles.

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